
L’écoféminisme est un courant de pensée qui relie les luttes féministes et écologiques. Il part de l’idée que l’exploitation de la nature et les oppressions subies par les femmes ne sont pas deux sujets séparés, mais deux formes de domination qui peuvent être pensées ensemble.
Autrement dit, l’écoféminisme invite à regarder autrement notre rapport au monde : la façon dont nous traitons les corps, les ressources, les récits, le vivant et celles que l’histoire a trop souvent laissées de côté.
Chez Leonor Roversi, cette réflexion résonne particulièrement. La marque défend une mode responsable, artistique et engagée, où les vêtements ne sont pas seulement des pièces à porter, mais aussi des histoires à transmettre.
D’où vient le terme écoféminisme ?
Le mot “écoféminisme” vient de la contraction entre “écologie” et “féminisme”. Il est généralement associé à Françoise d’Eaubonne, écrivaine et militante féministe française, qui l’emploie dans les années 1970, notamment dans son essai Le Féminisme ou la Mort, publié en 1974.
À travers ce terme, Françoise d’Eaubonne met en lumière un lien fort : celui entre la domination patriarcale, l’exploitation des femmes et la destruction de la nature. Son idée n’est pas simplement d’ajouter l’écologie au féminisme, ou le féminisme à l’écologie. Il s’agit plutôt de comprendre que ces combats peuvent se répondre, se nourrir et avancer ensemble.
L’écoféminisme s’est ensuite développé sous différentes formes, selon les pays, les époques et les mouvements. Certaines approches sont très politiques, d’autres plus philosophiques, spirituelles, sociales ou environnementales. Toutes posent cependant une question commune : comment construire un monde plus respectueux du vivant et des personnes qui l’habitent ?
Pourquoi l’écoféminisme relie-t-il féminisme et écologie ?
L’écoféminisme repose sur une idée centrale : les systèmes qui exploitent la nature sont souvent les mêmes que ceux qui invisibilisent, contrôlent ou minorent les femmes.
Il ne s’agit pas de dire que les femmes seraient “naturellement” plus proches de la nature. Cette vision serait trop réductrice. L’écoféminisme interroge plutôt les rapports de pouvoir : qui décide, qui possède, qui produit, qui prend soin, qui est entendu, et qui reste dans l’ombre.
Dans cette pensée, le respect devient une notion essentielle. Respect des femmes. Respect des corps. Respect des ressources. Respect des cultures. Respect des générations futures.
C’est aussi pour cela que l’écoféminisme trouve aujourd’hui un écho dans de nombreux domaines, y compris dans la mode. Car s’habiller, produire, acheter ou créer ne sont jamais des gestes totalement neutres.
Pourquoi parle-t-on encore d’écoféminisme aujourd’hui ?
Si l’écoféminisme revient régulièrement dans les débats actuels, c’est parce qu’il touche à des questions très contemporaines : la crise climatique, les droits des femmes, les inégalités sociales, la consommation responsable et la place que l’on accorde au soin dans nos sociétés.
Les mouvements féministes et écologiques se sont fortement renforcés ces dernières années. D’un côté, les prises de parole autour des violences sexistes et des inégalités ont gagné en visibilité. De l’autre, les alertes liées au climat et à la préservation du vivant sont devenues impossibles à ignorer.
Entre ces deux mouvements, un lien se dessine : celui d’une même volonté de remettre le respect au centre. Respecter les femmes, ce n’est pas seulement parler d’égalité. Respecter la planète, ce n’est pas seulement parler de gestes individuels. Dans les deux cas, il s’agit de questionner des modèles plus profonds : nos habitudes, nos imaginaires, nos manières de produire et de consommer.
Certaines recherches ont aussi montré que les comportements écologiques pouvaient être associés, dans l’imaginaire collectif, à des codes perçus comme plus féminins. Cette association peut freiner certains hommes, par peur de renvoyer une image moins conforme aux normes traditionnelles de virilité. Cela montre à quel point les questions d’écologie et de genre sont parfois liées jusque dans nos gestes les plus quotidiens.
Quel lien entre écoféminisme et mode responsable ?
La mode est un terrain particulièrement intéressant pour penser l’écoféminisme. Elle touche au corps, à l’image, à la fabrication, aux matières, aux récits et aux femmes, qui sont à la fois nombreuses à travailler dans cette industrie et souvent au cœur de ses représentations.
Une mode responsable ne consiste pas seulement à produire autrement. Elle invite aussi à se demander ce que l’on porte, pourquoi on le porte, comment la pièce a été imaginée, fabriquée, et quelle histoire elle raconte.
Chez Leonor Roversi, cette réflexion prend forme dans des pièces inspirées de femmes fortes, de figures artistiques, de récits culturels et d’héroïnes venues d’époques différentes. Chaque création peut devenir une manière d’affirmer une sensibilité, une mémoire, une force ou une conviction.
Porter un vêtement engagé, est-ce aussi porter une idée ?
Un vêtement peut être plus qu’un simple basique. Il peut devenir un support d’expression, une façon discrète ou affirmée de porter ce en quoi l’on croit.
C’est particulièrement vrai lorsqu’une pièce associe une coupe facile à porter, une matière choisie avec attention et un visuel chargé de sens. Un t-shirt, un sweat ou un tote bag peuvent alors raconter quelque chose de plus intime : une admiration, une référence artistique, une envie de liberté, une force intérieure.
Chez Leonor Roversi, les modèles ne cherchent pas à imposer un discours. Ils proposent plutôt des fragments d’histoires. Des femmes qui inspirent. Des symboles qui accompagnent. Des mots qui restent.

L’écoféminisme selon Leonor Roversi
L’écoféminisme nous touche parce qu’il rassemble deux valeurs essentielles pour Leonor Roversi : l’attention portée aux femmes et le respect du vivant.
La marque met en avant des figures féminines fortes, réelles ou symboliques, à travers des vêtements et accessoires pensés pour avoir du sens. Les t-shirts en coton bio, les sweats, les tote bags ou les pochettes deviennent alors des supports de récits : ils permettent de faire entrer dans le quotidien des héroïnes, des œuvres, des cultures et des imaginaires.
Le modèle Klimt Battante illustre bien cette vision. Inspiré d’une œuvre où une femme protège son village des flammes, il incarne une force à la fois douce et déterminée : celle d’une femme qui veille, qui résiste, qui agit pour les siens et pour ce qui l’entoure.
À travers cette approche, Leonor Roversi ne prétend pas résumer l’écoféminisme. La marque en retient plutôt une intuition forte : créer, produire et porter autrement peut aussi être une manière de prendre soin. Soin des récits. Soin des matières. Soin des femmes que l’on choisit de mettre en lumière. Soin du monde que l’on habite.
Une pensée à suivre, une manière de choisir
L’écoféminisme continue d’évoluer. Il traverse les débats, les mouvements sociaux, les pratiques artistiques et les manières de consommer. Il ne donne pas une seule réponse, mais il ouvre une question précieuse : comment vivre, créer et choisir avec plus de respect ?
Pour Leonor Roversi, cette question se prolonge dans une mode qui refuse les pièces sans âme. Une mode qui raconte, qui relie, qui célèbre les femmes et qui cherche à faire attention à ce qu’elle transmet.
Choisir une pièce Leonor Roversi, c’est donc aussi choisir un vêtement porteur de sens : une création qui accompagne le quotidien, tout en gardant quelque chose d’une histoire, d’une œuvre ou d’une héroïne.