Leonora Carrington

LA FEMME DU MOIS

LEONORA CARRINGTON

« I didn’t have time to be anyone’s muse… I was too busy rebelling against my family and learning to be an artist. » 

Notre marque porte en partie son nom, en son hommage, il était donc inconcevable qu’elle ne fasse pas partie de nos femmes du mois.
Elle est celle qui a inspirée la créatrice et tant d’autres femmes dans le monde, à travers bien des générations et continue de susciter l’admiration.

Nous tenions donc à rendre un hommage tout particulier à Leonora Carrington pour le courage, la force et la détermination dont elle a fait preuve afin de devenir celle qu’elle souhaitait être.

Et puisqu’elle tient une place si particulière dans nos coeurs on se permet de vous retracer sa vie en 10 points ce mois-ci :

1. Elle naît en 1917, à Clayton Green. Issue d’une famille bourgeoise aisée, enfant rebelle et indisciplinée qui refuse de se plier aux codes et exigences de la bonne société.
Elle sera renvoyée de plusieurs collèges religieux anglais.

2. Entre 12 et 14 ans elle étudie dans un pensionnat à Paris, puis voyage à Florence où elle découvre l’art de la Renaissance italienne, qui confirme très tôt son désir de se consacrer à la peinture.

3. Contre l’avis de son père, Leonora Carrington part à 18 ans étudier dans une école d’art à Londres, puis s’inscrit à l’académie d’Amédée Ozenfant. En 1937, elle rencontre Max Ernst. C’est le coup de foudre réciproque qui changera le cours de sa vie. Elle le suit à Paris. Il l’introduit auprès des surréalistes, éblouis par cette jeune femme excentrique, douée et audacieuse.

4. Max Ernst sera arrêté à de nombreuse reprise et sur les conseils de ses amies Leonora les suivra en Espagne où elle entamera une dépression et sera interné en hôpital psychiatrique. La femme déterminée qu’elle était réussira à s’évader pour rejoindre Lisbonne.

5. Elle y épousera un ami diplomate mexicain, Renato Leduc, qu’elle avait connu auparavant à Paris. Il lui proposera de l’épouser, pour échapper aux Allemands et à sa famille anglaise. Tous deux quittent Lisbonne en bateau pour New-York où ils resteront jusqu’en 1942.

6. Ils partiront s’installer définitivement au Mexique, terre d’accueil pour de nombreux réfugiés de la guerre civile espagnole et de la seconde guerre mondiale.

7. À Mexico, Leonora Carrington se lie d’amitié avec la jeune peintre espagnole Remedios Varo, qui devient sa meilleure amie. Elle y rencontre également le photographe hongrois Imre « Chiqui » Weisz qu’elle épouse et dont elle a deux enfants, Pablo et Gabriel.

8. C’est en 1956 qu’elle réalise sa première exposition d’importance à Mexico ; Inés Amor et la Galeria de Arte Mexicano lui ouvrent les portes de la renommée.

9. Dans les années 60, Leonora Carrington devient célèbre. Une grande rétrospective de son oeuvre est présentée au Musée National d’Art Moderne de Mexico. Elle réalise également une fresque sur “Le Monde magique des Mayas” pour le Musée National d’Anthropologie à Mexico. Elle voyage souvent aux Etats-Unis et y séjourne même quelques années. Elle peint, réalise des tapisseries et des sculptures en bronze.

10. Leonora Carrington a laisser un héritage considérable à l’histoire du surréalisme et à l’histoire de l’Art dans sa généralité. Avec près de milles créations sur l’ensemble de sa vie (estampes, peintures, oeuvres sur papiers, sclupture, design..) elle est l’une des figures emblématique du surréalisme au 20ème siècle.

Peinture n°1 : “Le monde magique des Mayas” – 1963
Peinture n°2 : “La hermana del minotauro” – 1953
Sculpture n°1 : “The Palmist” – 2009
Sculpture n°2 : “Cocodrilo” – 1999
musée leonora carrington

 

Un musée lui a été entièrement dédié.

Il a ouvert ses portes au Centre des Arts le 22 mars 2018 qui se situe dans la ville de San Luis Potosí au nord de Mexico.

Il est le premier musée consacré uniquement à cette peintre et sculptrice surréaliste mexicaine. Il regroupe l’ensemble des oeuvres de sa vie (plus de 100), de ses premières expérimentations jusqu’à ses créations les plus monumentales.

 

« There are things that are not sayable. That’s why we have art. »

 

Elle est notre inspiration, celle qui a contribué au fondement des valeurs de Leonor Roversi, elle est notre femme du mois de Juin mais finalement un peu notre femme de chaque jour.