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Image des vêtements situées dans le magasin pour ilustrer l'article

Les 5 acteurs écoresponsables lyonnais à connaître !

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Image d'une femme avec un sac pour ilustrer l'article

Les 5 acteurs éco-responsables lyonnais

à absolument connaître !

Vous voulez être à la mode tout en prenant soin de la planète ? On vous fait découvrir les 5 meilleurs acteurs éco-responsables lyonnais qui se soucient de l’environnement en proposant des vêtements éthiques et éco-responsables.

La mode durable c’est quoi ?

La mode écologique est un concept que les marques de mode mettent en œuvre de différentes manières. Elles basent leurs collections sur des matières composées majoritairement de fibres naturelles comme par exemple le coton et le lin biologiques, ou bien elles réutilisent les tissus déjà produits (upcycling). Toutes les fibres sont cultivées et transformées dans le respect de l’environnement naturel. Aucun produit chimique nocif, pesticide ou OGM n’est utilisé dans la mode durable.

Les vêtements éthiques sauvent la planète!

Les vêtements éthiques sont finalement destinés à servir pendant des années et leur conception ainsi que leur production génèrent le moins de déchet possible. Nous avons donc décidé de créer une liste des magasins qui proposent les vêtements éco-responsables afin d’encourager à acheter consciemment. Nous allons voir comment 5 acteurs éco-responsables lyonnais s’inscrivent dans le monde de la mode responsable.

TOP 5 des acteurs éco-responsables situés à Lyon

WeDressFair – la boutique multimarque située au 1er arrondissement de Lyon propose des vêtements en matières biologiques, recyclés ou naturels à faible impact environnemental. Vous y trouverez près de 50 marques de vêtements et de chaussures différentes fabriqués en France. WeDressFair est un magasin éco-responsable qui respecte les droits humains en garantissant aux salariés les meilleures conditions de travail possible.

Adresse : 4 Rue des Capucins, 69001 Lyon

Boutique en ligne : https://www.wedressfair.fr

Monde Ethique – depuis 2011 ce concept store éco-responsable lyonnais nous propose des vêtements, chaussures, sacs et accessoires de mode engagée. Monde Ethique valorise les produits composés de matières biologiques, recyclés et agissent en faveur d’un impact social positif. Une boutique multimarque créée par deux frères lyonnais : Claude et Philippe. Ils sont très attentifs aux articles certifiés et de bonne qualité qu’ils vendent à leurs clients. 

Adresse : 6 Rue des Capucins, 69001 Lyon

Boutique en ligne : http://www.monde-ethique.fr

Maison Edèle – la marque propose des articles de maroquinerie éco-responsables, fabriqués en France. Maison Edèle s’engage pour la planète en utilisant exclusivement des cuirs naturels et certifiés. Eva, la créatrice, a travaillé pendant de nombreuses années au sein de la maison Louis Vuitton, souhaite que sa clientèle puisse choisir des sacs qui s’inscrivent dans la durée tout en respectant l’environnement.

Adresse : 6 place de Jacobins, Lyon 69002

Boutique en ligne : https://www.maisonedele.com

Modetic – ce magasin lyonnais conçoit des vêtements éthiques et durables. Une boutique qui propose vêtements, chaussures et accessoires fabriqués en France. Depuis 2007, Modetic sélectionne uniquement des marques qui proposent des matières éco-responsables et non toxiques, par exemple le coton biologique et autres fibres naturelles comme le lin. Rendez-vous au 4e arrondissement de Lyon afin de découvrir ce lieu au plus près des enjeux environnementaux !

Adresse : 63 Grande Rue de la Croix-Rousse, 69004 Lyon

Boutique en ligne : https://www.modetic.com

Leonor Roversi – Une marque éco-responsable lyonnaise propose des vêtements certifiés GOTS et FAIR WEAR qui garantissent des pièces sans OGM et sans produits chimiques. De plus, Leonor Roversi réalise l’impression de ses visuels dans deux ateliers lyonnais de sérigraphie eux aussi engagés, qui utilisent des encres éco-certifiées. Cette marque 100% française travaille en association avec des entreprises qui assurent des conditions de travail décentes et justes. Ce qui distingue Leonor Roversi des autres marques est qu’à travers ses t-shirts et ses sweats, elle valorise l’égalité des sexes et la multiculturalité avec des produits respectueux pour la planète. 

Adresse : Boutique : 6 Place des Jacobins, 69002 Lyon / Showroom: 19 Rue René Leynaud, 69001 Lyon.

Boutique en ligne : https://leonorroversi.com

sororité entrepreneuriat féminin

Promotion et valorisation de l’entrepreneuriat féminin

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Image illustration article en collaboration avec sélène Provence sur la promotion et la valorisation de l'entrepreneuriat féminin avec Leonor Roversi

Promotion et valorisation de l'entrepreneuriat féminin

L’entrepreneuriat féminin englobe toutes les initiatives de création de valeur et de développement économique portées par les femmes. Les secteurs de la création d’entreprises par les femmes sont pour 29% des entreprises créées dans le conseil, 25% dans le service aux particuliers et 20% se lancent dans le commerce.

Parité homme femme dans l’entrepreneuriat français

Bien que les femmes soient de plus en plus nombreuses à se lancer, les hommes entrepreneurs restent majoritaires. En Europe, on compte 6 femmes pour 10 hommes entrepreneurs. En France, en 2019, les femmes représentaient 30% des chefs d’entreprises contre 43% en 2021, la parité n’est pas encore atteinte mais le pourcentage est encourageant. Concernant les créateur.ices d’entreprises : 43% étaient des femmes en France en 2021

Les freins à l’entrepreneuriat féminin

Un des premiers freins quant à l’entrepreneuriat féminin est celui des stéréotypes de genre et les idées reçues sur ces derniers.

En cela, promouvoir l’entrepreneuriat féminin est ainsi un enjeu primordial. Dans l’inconscient collectif, l’entrepreneuriat est associé à l’homme. Briser les stéréotypes sur les approches genrées des métiers ainsi que favoriser l’égalité de genre en matière d’entrepreneuriat est essentiel. Aussi, l’entrepreneuriat semble s’imposer aux femmes, plus par nécessité (circonstances familiales ou autre) que par opportunité.

En parlant de contraintes familiales, les femmes entrepreneures se voient gérer une organisation plus soutenue dans leur quotidien pour allier vie professionnelle et personnelle. 75 % des dirigeants cherchent à séparer vie familiale et vie entrepreneuriale, contre 69 % des dirigeantes. Au sein de leur foyer, 69 % des femmes sollicitent activement les remarques de membres de leur famille pour enrichir leurs décisions de cheffe d’entreprise. La majorité des femmes qui parviennent à combiner responsabilités professionnelles et familiales sont même qualifiées de « Superwoman »

De plus, 80% des femmes désirant être entrepreneures souhaitent être accompagnées dans le développement de leur projet. Un accompagnement moral est nécessaire mais l’aspect financier l’est aussi. En cela, nous pouvons citer un des autres freins que beaucoup d’entrepreneures rencontrent : les inégalités d’accès aux capitaux.

Solutions et aides concrètes dans l’entrepreneuriat féminin

Il existe un nombre conséquent d’aides concrètes et de sources d’inspiration pour les entrepreneures.

L’aspect financier ne doit pas être une problématique quant au lancement d’un projet entrepreneurial. Ainsi, une aide d’Etat a été créée pour les femmes et permet d’accéder au crédit bancaire : la Garantie Egalité Femmes. Cette garantie permet aux créatrices d’entreprises, celles souhaitant reprendre une entreprise ou développer leur activité, d’accéder au crédit facilement. Elle couvre jusqu’à 80% du montant du prêt et peut atteindre 50.000€ quelle que soit la forme juridique de l’entreprise et le secteur d’activité.

Promotion entrepreneuriale et sororité

L’entreprenariat féminin est une notion de plus en plus reconnue. Encourager le développement des activités économiques des femmes par le biais de la promotion entrepreneuriale a des retombées positives !

En 2013, un réseau international de femmes entrepreneures et un magazine dédié à l’empowerment ont vu le jour : Business O Féminin. “Business O Féminin est une plateforme multimédia d’empowerment qui s’adresse à la femme active en l’accompagnant dans sa vie professionnelle et personnelle !” On peut retrouver des portraits, des podcasts et du coaching pour le développement personnel encadré par des experts.

La sororité est une valeur importante pour les entrepreneures. Les aider à développer leur activité et mettre en valeur les talents est primordial. En effet, la promotion de l’entreprenariat est de plus en plus promue. Cela passe par un partage d’expériences, une transmission de connaissances, faire de nouvelles rencontres…

 

L'exemple de Sélène Provence

Sélène Provence est une boutique en ligne de mode éthique qui promeut des créatrices françaises qui ont soif d’entreprendre. Le site propose ainsi plus des 700 produits issus de la slow fashion et de l’éco-responsabilité, allant du prêt à porter en passant par les produits de maison, la lingerie, le cosmétique et les accessoires… On retrouve ainsi des marques telles que Leonor Roversi, Pomponne ou encore Botzaris, marques éco-responsables qui traduisent une belle leçon d’entrepreneuriat au féminin. Sur une même plateforme, vous pouvez ainsi retrouver une sélection de mode engagée.

Toutes les marques présentes sur Sélène Provence ont été fondées par des femmes en France… Ce réseau de femmes autour de la mode éthique met en lumière des femmes inspirantes en dressant leur portrait sur leur site Internet. En cela, chaque femme peut s’en inspirer afin de lancer et croire en son projet. Des évènements et ateliers sont aussi proposés aux femmes pour améliorer leur confiance en elles tout en créant un réseau bienveillant. Nous vous laissons jeter un coup d’œil à leur site internet pour retrouver toutes les actions et engagements de Sélène Provence pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin !

Se lancer dans l’entrepreneuriat en tant que femme n’est pas une mince affaire mais statistiquement, la majorité des petites entreprises ayant une femme à leur tête présentent moins de risque de faillites que celles gérées par des hommes ! Alors qu’attendez-vous les girls ?

5 idées de cadeaux féministes

5 idées cadeaux pour la Fête des Mères

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5 idées de cadeaux féministes

La team Leonor Roversi t’a préparé une petite sélection de 5 idées de cadeaux pour la Fête des Mères uniques et engagés.

Chaque année c’est la même chose : quel cadeau offrir pour la Fête des Mères à la plus belle personne sur terre ? Le plus souvent ce cadeau de fête des mères doit remplir plusieurs critères : être original, unique, faire plaisir et avoir du sens pour toi mais aussi pour ta maman !

5 idées cadeaux pour la Fête des Mères

C’est l’accessoire indispensable pour parfaire un look printanier. Quoi de plus beau que d’offrir à votre maman un cadeau unique et intemporel. Un graphisme coloré au format gavroche, qui peut être porté noué autour du cou, sur la tête ou attaché à un sac. 

Le carré de soi “Freeda” est une collaboration unique avec la marque lyonnaise Divine Trouvaille. Ce visuel s’inspire de l’iconique Frida Kahlo. Une femme forte et avant-gardiste, un vrai modèle qui n’a jamais cessé de lutter pour ses rêves

Véritable joyau de notre patrimoine textile, la soie lyonnaise est reconnue pour sa qualité et son savoir-faire unique au monde. C’est pourquoi Divines Trouvailles et Leonor Roversi se sont associées pour créer un carré de soie unique et fabriqué à Lyon. Il fait ressortir la féminité, la personnalité et le charme de votre personne préféré, votre maman!

Pour la fête des Mères, offrez à votre maman un cadeau plein de sens. La collection She.ro représente toutes les figures féministes marquantes de l’histoire comme : Simone, Yoko, George, Coco, Olympe, Joséphine, Aya, Gloria, Gayle, Rosa, Frida… On retrouve dans ce t-shirt uniquement le prénom de ces figures féministes. Le but est de permettre à toutes les femmes de pouvoir s’y identifier et de devenir sa propre héroïne.

Un cadeau unique et féministe à offrir à votre maman. En plus d’avoir une démarche féministe et de prôner l’empowerement, cette collection est aussi respectueuse de l’environnement. Conçu avec du coton biologique avec une certification GOTS.

On le sait, les mamans ont toujours tout dans leur sac. Elles s’y rangent leurs vies entières et dès que l’on a besoin de quelque chose, maman aura toujours ce qu’il faut. Ce sac cabas crème de la marque lyonnaise et féministe Leonor Roversi est un hommage à la force féminine. Cette force féminine est symbolisée par Esperanza. Elle symbolise le libre arbitre et l’affranchissement des contraintes de la société. Rien n’est plus parfait pour donner du courage et de la force à votre maman au quotidien !

Parce que toutes les mamans sont des battantes, ce sweat vert kaki est parfait. L’illustration sur ce sweat est la divinité japonaise Benten. Elle est adulée pour sa sagesse et son éloquence. Cette figure féminine est une réelle preuve de force. Par sa symbolique, elle nous aspire à trouver la force qui est en nous pour affronter toutes les situations.

En plus d’avoir un message fort, ce sweat est conçu avec du coton biologique et en polyester recyclé. De plus, l’impression est 100% lyonnaise avec des encres sans solvant.  

Pour rappeler que votre maman est votre héroïne, offert lui la plus belle des pochettes. Conçu en 100% coton biologique et motif imprimé à Lyon. Cette pochette envoie un message positif et encourage à donner leur meilleur de soi au quotidien. 

Mots-clés : Leonor Roversi, cadeaux fête des Mères, Maman, carré de soie, sac cabas, t-shirt, fête des mères, pochette, coton bio, lyonnais. 

Image avec une illustration sur la peintre mexicaine surréaliste Leonora Carrington sur un article de la marque lyonnaise féministe Leonor Roversi

Leonora Carrington : une peintre mexicaine surréaliste inspirante.

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Image avec une illustration sur la peintre mexicaine surréaliste Leonora Carrington sur un article de la marque lyonnaise féministe Leonor Roversi

Leonora Carrington : une peintre mexicaine surréaliste inspirante

Leonora Carrington est une figure féministe qui s’est battue toute sa vie contre les conventions sociales. Afin de pour réaliser ses rêves et vivre de ses passions librement. La peintre surréaliste mexicaine est l’une des principales inspirations de la créatrice de la marque Leonor Roversi. Icône et effigie des valeurs de la marque, elle symbolise la force, la liberté ainsi que la multiculturalité.

Une rebelle intrépide ?

Elle naît le 6 avril 1917 dans une famille bourgeoise anglaise. Dès l’enfance, elle se montre rebelle et indisciplinée surtout en ce qui concerne son éducation. En effet, elle sera même renvoyée de plusieurs collèges religieux. Très tôt, elle montre un réel intérêt pour la peinture. C’est pourquoi elle part durant sa jeunesse à Paris et à Florence où elle découvre l’art de la Renaissance italienne. A 18 ans, elle part à Londres et s’inscrit dans l’académie d’art d’Amédée Ozenfant. C’est notamment durant cette période qu’elle découvre l’art surréaliste.  

Après plusieurs événements dans sa vie personnelle, Leonora entamera une dépression et sera internée dans un hôpital psychiatrique. Par la suite, elle quitte l’Europe pour New-York où elle restera jusqu’en 1942. La même année, elle part s’installer définitivement au Mexique qui est la terre d’accueil pour les réfugiés de la guerre civile espagnole.

À Mexico, elle noue de nombreuses amitiés. Et c’est en 1956, qu’elle réalise sa première exposition d’importance à Mexico. Inés Amor et la Galeria de Arte Mexicano lui ouvrent les portes de la renommée.

Une artiste plurielle : peintre surréaliste, écrivaine et sculptrice.

Pour ses créations, elle s’inspire de différentes cultures. En effet, elle n’hésite pas à mélanger des éléments d’iconographie religieuse avec des éléments du répertoire des croyances mexicaines. 

Elle est intéressée par la magie. C’est pourquoi, on retrouve souvent dans ses tableaux des personnages féminins occupés à d’étranges tâches domestiques. Comme par exemple des femmes maniant la magie en secret de leur maison. Elle explore le spiritisme et est fascinée par les créatures animales, mi-humaines, comme le résultat d’une hybridation magique. 

Elle a commencé à réaliser des sculptures au début des années 1990. On peut en retrouver par exemple dans le parc de Chapultepec à Mexico. Une rétrospective de ses œuvres en bronze est présentée à Paseo de la Reforma à Mexico en 2008. Bien qu’elle ne se soit jamais reconnue comme telle, elle est considérée comme l’une des grandes artistes du surréalisme. Par son art, elle devient une des figures féministes mexicaine et s’impose dans le milieu de l’art surréaliste qui est majoritairement composé d’hommes. 

Une femme qui nous inspire par sa multiculturalité.

Un musée lui a été entièrement dédié. Il a ouvert ses portes au Centre des Arts le 22 mars 2018 qui se situe dans la ville de San Luis Potosí au nord de México. Il est le premier musée consacré uniquement à cette peintre et sculptrice surréaliste mexicaine. Il regroupe l’ensemble des œuvres de sa vie, de ses premières expérimentations jusqu’à ses créations les plus monumentales.

Elle a laissé un héritage considérable avec près de mille créations (peintures, œuvres sur papiers, sculpture, design…). C’est l’une des figures emblématique du surréalisme au XXème siècle. 

Leonor Roversi s’est inspiré du nom de Leonora Carrington. C’est une figure féministe que la créatrice a toujours admirée pour son combat afin de faire exister son art. Elle est une véritable source d’inspiration pour toutes les générations de femmes. Notre marque, s’est inspirée de sa force et de son courage que l’on retrouve dans nos différentes collections. Comme pour Leonora Carrington, la marque Leonor Roversi est riche de sa multiculturalité qui l’essence même de l’ensemble de la gamme de nos produits. La collection reflet de l’âme en est une parfaite illustration de multiculturalité et qui fait honneur à plusieurs figures féministes comme Frida Kahlo.

Mots clés : Leonora Carrington, peintre surréaliste, figure féministe, Leonor Roversi, multiculturalité, mexicaine

illustration avec écrit ces figures du féminisme qui nous inspirent

Ces figures du féminisme qui nous inspirent…

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illustration avec écrit ces figures du féminisme qui nous inspirent

Ces figures féministes qui nous inspirent !

Frida Khalo, Simone Veil, Emma Watson, Malala Yousafzaï… Des années voire des siècles séparent ces femmes, mais toutes ont contribué au statut qu’ont les femmes aujourd’hui. Leurs influences ont encore des conséquences aujourd’hui. En effet, elles ont changé la donne à leur échelle aux quatre coins du monde et ce, depuis de longues années. N’oublions pas ces figures du féminisme qui nous inspirent au quotidien, et soyons les prochaines à faire bouger les choses !

Frida Khalo - une artiste peintre féministe

Frida Khalo est née en 1907 et n’a cessé de défendre avec ardeur la condition et l’émancipation des femmes. En 1928, elle pousse la porte du parti communiste mexicain dans le but de faire progresser la cause féministe au Mexique. En effet, cette figure du féminisme s’est opposée à la psychorigidité de la société mexicaine, hermétique à l’émancipation des femmes. C’est une artiste-peintre mexicaine profondément engagée et s’est imposée comme une vraie figure du féminisme. Elle a marqué l’art et son époque ! Cette héroïne est un symbole de la femme libre et décomplexée qui lutte pour ses convictions et ses rêves. Frida Khalo se représentait telle qu’elle était, refusant de s’embellir pour plaire aux diktats de la société. Nous l’avons mise à l’honneur en s’inspirant d’un de ses tableaux dans notre collection Reflet de l’âme. Son œuvre mondialement connue met en avant les femmes du monde et représente la diversité ainsi que la force féminine. Pour Leonor Roversi, Frida Khalo est une figure féminine essentielle dans le monde de l’art par son talent, sa persévérance et sa force.

Simone Veil – une combattante pour le droit des femmes

Simone Veil est née en 1927 et fût présidente du parlement européen puis ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Cette héroïne a marqué la lutte pour le droit des femmes grâce à la loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). La loi Veil encadre ainsi une dépénalisation de l’avortement. Simone Veil est un réel symbole dans le monde entier. Cette féministe à réussi, grâce à son parcours et ses accomplissements, à changer la vie des femmes et aux droits de ces dernières. Elle a transformé la vie des Françaises en menant un combat acharné. 

Le droit des femmes à été combattu corps et âme par cette héroïne dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse. Pour Leonor Roversi comme pour beaucoup d’entre nous, cela est une révolution et un aboutissement remarquable. C’est une réelle figure de l’indépendance des femmes et un symbole du féminisme dans le monde entier.

Malala Yousafzaï – une icône de la lutte pour les droits des femmes

Malala est une Pakistanaise née en 1997, militante des droits de l’Homme. Cette héroïne entame à l’âge de 11 ans son combat pour le droit des filles à l’éducation et contre l’extrémisme des talibans au Pakistan. Elle ressent comme un devoir le fait d’être la porte-parole de toutes les filles silencieuses qui, comme elle, souhaitent continuer d’aller à l’école. L’attentat dont elle est victime en 2012 ne fait que renforcer sa détermination à le mener à bien. Avec son père, elle crée la fondation Malala qui œuvre pour que chaque fille dans le monde puisse avoir accès à l’éducation au moins pendant 12 ans mais aujourd’hui encore, 130 millions de filles ne vont pas à l’école. Cette féministe engagée est une véritable source d’inspiration pour Leonor Roversi. Elle véhicule des valeurs que nous partageons telles que la liberté, l’égalité, la sororité et surtout l’ouverture d’esprit !

Emma Watson – une militante engagée et féministe

Militante féministe et femme engagée, l’actrice Anglaise Emma Watson souhaite défendre l’égalité homme femme tout en étant porte-parole des femmes. Cette militante inspire beaucoup de femmes à prôner leur liberté et défendre leurs positions. L’actrice incite aussi les hommes à se battre aux côtés des femmes et surtout à les soutenir dans leur lutte pour l’égalité. En cela, cette femme engagée prône un féminisme intégriste. En 2014, elle lance un mouvement HeForShe, une invitation adressée aux hommes et à toutes les personnes, à se déclarer solidaire des femmes. (quelle que soit leur identité de genre). Emma Watson est une réelle icône féministe qui inspire énormément Leonor Roversi. La diversité est source d’inspiration et l’inclusivité est le pilier du féminisme que l’on tient à mettre en avant.

Huda Sharawi – une pionnière féministe

Huda Sharawi fût pionnière du mouvement féministe égyptien et arabe. Alors qu’elle n’a que 12ans, Huda est fiancée contre son gré à Ali Sharawi. 

En 1908, elle fonde un dispensaire accompagné d’une école donnant des enseignements de puériculture et d’hygiène domestique. En 1919, les marraines du dispensaire de Huda créent une association d’alphabétisation et d’éducation “Société de la femme nouvelle” dédiée aux jeunes filles défavorisées. Après la seconde guerre mondiale en 1923, Huda fonde l’Union féministe égyptienne (UFE) qui défend les droits des femmes et en particulier à l’éducation, à l’Université et à la fonction publique. Cette battante est très sensible aux questions d’égalité des sexes. Finalement, en 1938, elle est désignée à la tête de la Conférence des femmes d’Orient. Son parcours, sa persévérance et sa force inspirent beaucoup Leonor Roversi. Nous sommes persuadées que cette guerrière peut être un modèle féminin et nous motiver à s’affirmer !

Chez Leonor Roversi, ce sont ces femmes puissantes qui nous inspirent. A travers nos collections, nous souhaitons les mettre en avant comme c’est le cas pour la collection She.ro. Dans cette dernière, les femmes marquantes de l’histoire sont mises à l’honneur. Dans cette collection, les prénoms de ces femmes figurent sans leurs noms de famille afin que chaque femme puisse s’y identifier et devenir sa propre héroïne.

Plusieurs femmes de tout âge portant des t-shirts noir, blanc, orange et crème de la marque Leonor Roversi

Les lois en faveur des femmes : l’émancipation

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Plusieurs femmes de tout âge portant des t-shirts noir, blanc, orange et crème de la marque Leonor Roversi

Les lois en faveur des femmes : l'émancipation

C’est seulement en 1946 que le principe d’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines s’est inscrit dans le préambule de la Constitution. La place de la femme est parue petit à petit, mais avec difficulté. Faisons un retour sur les dates qui ont marqué l’histoire pour les femmes en faveur de l’égalité hommes-femmes et le féminisme. Les lois en faveur des femmes ont, en outre permis, l’émancipation de ces dernières.

LE DROIT DE VOTE

Il y a 70 ans, les femmes votaient pour la première fois en France. Le général de Gaulle octroie par ordonnance le droit de vote aux femmes. Près d’un siècle après les hommes, c’est donc au tour des femmes de se rendre aux urnes. Le 29 avril 1945 les femmes ont donc pu voter pour la première fois lors des élections municipales. Il faut savoir que bien avant les pays européens ou les États-Unis, la Nouvelle-Zélande a été le premier pays à accorder le droit de vote aux femmes le 28 novembre 1893. Mais le combat n’est pas fini, car les femmes ne sont pas autorisées à voter en Arabie Saoudite et au Vatican et les femmes et les hommes ont un droit de vote limité au Brunei et aux Émirats Arabes Unis. Les lois en faveur des femmes doivent encore évoluer.

LE DROIT A L'AVORTEMENT

En 1942, sous le régime de Vichy l’avortement est déclaré crime contre la Sûreté de l’État, passible, de la peine de mort. La loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse, dite Loi Veil, est une loi encadrant une dépénalisation de l’avortement. Avant que l’interruption volontaire de grossesse soit autorisée, 250 femmes mourraient d’une IVG clandestine chaque année, en France. Aujourd’hui, 33 % des femmes avortent au moins une fois dans leur vie, et 220 000 interruptions volontaires de grossesses sont pratiquées chaque année. En revanche, en Europe, 4 pays interdisent encore l’avortement, le combat est alors encore d’actualité.

LE DROIT A L'EDUCATION

Le droit à l’éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle, d’exercer sa citoyenneté. On peut trouver ce droit sur divers traités nationaux et internationaux tels que la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 ou encore la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989. Bien que l’éducation soit obligatoire dans la majorité des pays du monde, 60 millions d’enfants n’ont pas accès à ce droit universel, ils étaient 100 millions en 2000′. Le Pakistan est devenu un symbole international de la lutte pour l’éducation des filles après avoir été attaqué en 2012 en raison de son opposition aux restrictions imposées par les talibans concernant l’éducation des filles dans son pays.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Des lois pour les femmes sont arrivées tard, comme par exemple le congé de maternité qui a été créé en 1909, il dure 8 semaines. C’est en 1938 que les femmes ont pu s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari. En 1966, les femmes ont pu gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari. En 1967, la loi autorise la contraception. Le 11 juillet 1975, la loi portant la réforme du divorce autorise le divorce par consentement mutuel. Puis la loi du 26 mai 2004, relative au divorce permet, entre autres, de protéger le conjoint victime de violence. Le 5 septembre 1990, un arrêt de la Cour de Cassation reconnaît pour la première fois le viol entre époux. En 2010, la lutte contre les violences faites aux femmes est déclarée grande cause nationale. La loi du 26 mars 2006 impose à tous les employeurs, pour un même travail ou un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes : ce principe interdit toute discrimination de salaire fondé sur le sexe. Ces lois en faveur des femmes ont changé la vie de ces dernières.

LE 8 MARS 1982

Le 8 mars 1982, la France célèbre pour la première fois la journée nationale des droits des femmes. François Mitterrand annonce donc plusieurs mesures comme le remboursement de l’avortement par la sécurité sociale dès septembre 1982, l’instauration d’un quota de 30 % de femmes aux élections municipales et régionales. Il annonce aussi la mise au point d’un système de récupération des pensions alimentaires, le lancement d’un projet de loi anti-sexiste, le lancement d’un projet de loi sur l’égalité de sexe devant l’emploi, la création d’un statut de co-exploitante pour les femmes et enfin la suppression de la notion de « chef de famille ». Toutes ces nouvelles mesures ont marqué l’histoire des femmes en France. Nous célébrons donc la journée internationale des droits des femmes les 8 mars de chaque année. C’est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

LA JOURNEE DES DROITS DES FEMMES BY LEONOR ROVERSI

Comme vous le savez, chez Leonor Roversi plusieurs causes nous tiennent à cœur comme l’environnement, mais aussi la place des femmes dans la société. L’égalité des sexes est une cause plus qu’essentielle pour nous. Pour cela nous avons décidé de réaliser un événement pour nous, les femmes ! Alors, ne ratez pas le rendez-vous engagé à Lyon pour la Journée International des droits des Femmes ! Entre féminisme, design et rôle de la femme dans l’art, ce talk n’attend que vous. Seulement 50 places, prenez vite la vôtre ! Retrouvez-nous Mardi 8 Mars de 17h à 20h au Showroom MADE au 11B Rue Jarente, 69002 Lyon. Moment d’échanges, d’écoute, de partage et surtout de sororité autour de cocktails et d’un bel apéro pour cette journée si spéciale. Prenez vitre votre place : https://my.weezevent.com/international-womens-day-lyon Et pour celles qui ne peuvent pas venir nous voir, passons cette Journée des Femmes ensemble sur notre Instagram ! Quizz, animations et anecdotes sur le féminisme et autres sujets engagés vous attendent sur nos réseaux sociaux. Toute l’année, nous vous proposons du contenu engagé et féministe ! Venez nous suivre : https://www.instagram.com/leonorroversi/

femmes ingénierie, informatique, sciences

La place de la femme dans l’ingénierie, l’informatique et les sciences

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La femme dans l'ingénierie l’informatique et les sciences illustration

La femme dans l’ingénierie, l’informatique et les sciences : entre stéréotypes et préjugés, quel avenir a-t-elle ? En 1965, les femmes obtiennent le droit de travailler, sans demander l’accord de leur mari. Pour autant les femmes n’avaient pas leur place dans l’ingénierie, l’informatique et les sciences. Aujourd’hui encore, elles se battent pour l’avoir.

La femme dans l'ingénierie, l’informatique et les sciences : LES STÉRÉOTYPES DE GENRES

De tout temps, le sexisme caractérise la société. Ce sexisme s’est accentué au fil du temps et ces stéréotypes ont créé des préjugés

Aujourd’hui certains préjugés freinent l’accès à l’éducation mais aussi l’innovation car, si l’ingénierie a pour but de parler à tout le monde et d’être utilisable par tout le monde ne faudrait-il pas alors que tous les acteurs soient là lors de sa création ?

Le 11 février dernier se déroulait la journée internationale des femmes et des filles de science. Cette journée fut créée afin d’assurer aux femmes et aux filles une participation et un accès pleins et égaux à la science et parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles.

Avec la montée en puissance des mouvements féministes, des combats pour la parité hommes-femmes dans la société, nous nous sommes questionnés sur la place des femmes dans les entreprises en France.

Les femmes ont, plus souvent que les hommes, tendance à ne pas se sentir légitimes sur certains postes à responsabilités. Le monde du design et de l’ingénierie ne déroge pas à la règle. En effet, ces domaines comme ceux des sciences et de l’informatique ont  longtemps été une affaire d’homme. D’ailleurs, les personnes les plus reconnues dans ces domaines ont souvent  été  des hommes; les femmes ayant été exclues pendant un certain temps.

Au XXIème siècle, des obstacles structurels et sociétaux empêchent encore les femmes et les jeunes filles d’accéder et de progresser dans ces domaines. La pandémie de Covid-19 a accentué les inégalités entre les genres, pour des raisons comme la fermeture des écoles, la hausse des violences ou la charge accrue des soins à domicile, indique António Guterres dans un message pour cette journée célébrée chaque année le 11 février.

« Ces inégalités privent notre monde d’énormes talents et potentiels d’innovation inexploités. Nous avons besoin de perspectives féminines pour que la science et la technologie profitent à tous et toutes », dit-il.

En effet, en France, les femmes ne représentent que 28% des étudiants en filière ingénieure, et ce pourcentage stagne depuis plusieurs années. Selon les Nations Unies, les femmes ne représentent que 28 % des diplômés en ingénierie et 40 % des diplômés en informatique et en sciences de l’information. Par ailleurs, dans les domaines de pointe, tels que l’intelligence artificielle, seul un professionnel sur cinq (soit 22 %) est une femme. 

Aussi le taux de femmes diplômées et exerçant dans le secteur du numérique peine à s’améliorer depuis plus d’une décennie en France, comme dans l’Union européenne, indique une enquête publiée par le cabinet Global Contact.

SEXISME ET SOCIÉTÉ : LES “CAUSES” DE L’EXCLUSION DES FEMMES DANS CES DOMAINES

Cependant, ce phénomène pourrait s’expliquer par le fait suivant :”les femmes ont longtemps été considérées comme de simples ménagères, incapables de comprendre le monde du business et de gérer une entreprise ou une équipe”. Une autre explication pourrait être celle du “syndrome de l’imposteur”. En effet, les femmes étant assignées « traditionnellement » à l’espace domestique, elles étaient « prédisposées » aux ouvrages/passe-temps de dames. On leur accordait donc les pratiques artisanales (poterie, tissage) mais on les écartait des autres enseignements. C’est ainsi que pendant longtemps les femmes ne purent exercer le métier d’architecte.

Philippe Dépincé, directeur de l’école polytechnique de Nantes  pense que : «C’est à cause des stéréotypes, malheureusement. Entre 1966 et 2012, leur nombre a progressé de 5% à 28%. Mais depuis, ce pourcentage n’augmente plus. Au niveau de la profession d’ingénieur, on ne voit que 22% de femmes. L’image d’un métier peu féminisé est fortement ancrée dans les esprits. Le constat est identique dans bon nombre de filières comme l’informatique ou la mécanique.

En fait, les constructions de stéréotypes apparaissent dès l’enfance. À travers l’école, l’environnement familial, les loisirs. Les jeunes écoliers entendent des phrases comme «tel métier est pour les garçons, tel autre pour les filles». Ces affirmations influencent leurs choix.

Par exemple, des biais sociétaux du numérique et de l’informatique dès la plus jeune enfance correspondent à une vision informatique du « geek à boutons ». L‘informaticien type est donc quelqu’un qui n’est pas nécessairement très attrayant pour des jeunes filles. Il faut déconstruire ce mythe avant que cette vision de l‘informaticien puisse aussi avoir un impact sur les familles et sur l’orientation des enfants.

LUTTER CONTRE LES PRÉJUGÉS DANS LE SECTEUR DE L’INFORMATIQUE : LES DECODEUSES DU NUMERIQUE

Léa Castor, Célia Esnoult et Laure Thiébault ont crée la bande dessinées intitulée “Les décodeuses du numérique”. Cette dernière montre la passion, le dynamisme et l’humour qui leur font dépasser les embûches et leur donnent la volonté de faire bouger les lignes. Les chercheuses racontent aussi leurs parcours, comment elles en sont venues à l’informatique, les obstacles qu’elles ont rencontré. Le choix des portraits montre une variété aussi bien de disciplines (robotique, informatique quantique, cybersécurité, réalité virtuelle, etc.) que de parcours scientifiques.

Publiées en 2021, la BD s’adresse principalement aux jeunes, de manière ludique, afin de mieux appréhender le monde des sciences du numérique et de susciter des vocations.

Olivier Serre, Directeur adjoint scientifique en informatique fondamentale à Paris, expliquait :« On est un milieu de gens a priori intelligents, et vous aurez tendance à dire que ce genre de problème n’arrive jamais à côté de chez soi » « En fait, même en étant dans le milieu, il y a plein de choses dont je n’avais pas conscience. Et d’avoir travaillé sur ces témoignages avec les autres membres de l’institut, c’est vrai qu’en tant qu’homme, ça m’a interpellé sur les pratiques de mon milieu et probablement aussi peut être sur certains de mes comportements ».

Il pense que cet ouvrage a aussi un intérêt pour les jeunes garçons. « Certes le but c’est de faire venir les filles dans le secteur du numérique mais ça sera aussi en faisant en sorte qu’elles soient mieux traitées dans ce milieu là. Et cela passe aussi par un travail d’éducation sur les jeunes garçons ».

“Les métiers de l’ingénierie peuvent être exercés quel que soit le genre de la personne. Nous pensons qu’il faut casser ces clichés le plus tôt possible, dès l’école élémentaire.»

En 2017, 70 % des étudiantes en formation tech affirmaient avoir subi des actes sexistes et 46 % d’entre elles disent avoir déjà été victimes de comportements sexistes (propos discriminants, harcèlement sexuel) depuis le début de leur carrière.

Rania Charkaoui, 22 ans, étudiante en dernière année d’ingénierie biomédicale et co-fondatrice de WomInTech, une initiative qui encourage l’accès des jeunes filles aux filières scientifiques. “Lorsque j’ai dit à mon prof de math que je voulais faire Polytech, il m’a répondu : ‘franchement c’est difficile, même moi j’avais raté l’exam d’entrée donc je ne sais pas si tu vas y arriver…’ Avec le recul cette remarque me choque vraiment…”

L’expérience d’apprentissage est cependant compromise lorsque les professeurs renforcent les stéréotypes genrés.

"Le sexisme banalisé pendant les cours, ce n’est plus possible ! Je me souviens des commentaires d’un assistant qui durant les travaux pratiques (TP) me faisait des allusions sexuelles parce que je rigolais avec un ami ou que je faisais un trou dans un tube. Mais ça bouge, cette année il y a eu des plaintes au sein de la faculté."

Dans cet univers particulièrement masculin, les travaux en commun sont parfois confrontant. “J’ai un caractère assez prononcé, je n’ai jamais hésité à donner mon avis. Les hommes ont l’habitude de parler plus fort que nous et de répéter ce qu’on dit. Dans mes projets de groupe, c’est arrivé très souvent. Je crois qu’ils ne font pas exprès, mais je les ai sensibilisés à laisser de la place aux filles.”

LES FEMMES ACTRICES DU CHANGEMENT : SCIENCE ET INGÉNIERIE

Il faut souligner que la diversité est un puissant levier en termes d’innovation, de créativité et de croissance. Mais, selon Rania Charkaoui, il reste de nombreux efforts à fournir. 

Par ailleurs, selon le secrétaire général de l’ONU, il existe une corrélation directe entre le faible nombre de femmes travaillant dans le secteur de l’intelligence artificielle et les algorithmes absurdes qui véhiculent des stéréotypes de genre en traitant les hommes comme la norme et les femmes comme une exception.

« Nous avons besoin de plus de femmes qui développent une intelligence artificielle qui soit véritablement au service de tous et toutes et qui œuvre en faveur de l’égalité des genres », insiste-t-il.

Toutefois, si l’on a seulement 28% de femmes qui font cette carrière, on se prive d’une diversité dans les solutions qui peuvent être envisagées face à une problématique sociétale.

Emma Pinchbeck, directrice générale de l’association professionnelle Energy UK, affirme que le secteur de l’énergie est en pleine transition vers un système énergétique décarboné et qu’il est nécessaire d’adopter une « pensée innovante et créative. »

D’après elle, « faire participer davantage de femmes et de personnes d’origines diverses au travail du secteur de l’énergie ne consiste pas seulement à ressembler davantage à la société que nous servons, mais également à s’assurer que nous saisissons toutes les perspectives dont nous aurons besoin pour réussir la transition. »

Et cela a été prouvé, dans l’ouest de la Turquie, une ONG dispense des cours d’électricité solaire à des femmes réfugiées.  « Il faut donner aux femmes les moyens d’être autonomes financièrement »

Ses élèves : une dizaine de femmes syriennes de tous âges, totalement incultes en matière d’électricité mais déterminées à apprendre un métier. 

Rafif fait partie de ces premières « solar ladies ». Originaire d’Alep, elle a tenu quatre ans sous les bombes avant de prendre la fuite pour trouver refuge en Turquie avec ses trois filles majeures. Installée à Izmir depuis 7 ans, Rafif n’a accès à aucune aide, ses enfants ayant plus de 18 ans. Elle ne peut donc compter que sur elle-même. « Il n’y a pas d’entraide entre réfugiés. Nous sommes tous dans le même dénuement. C’est chacun pour soi  », confie-t-elle avec lassitude. 

En conséquence, présenté à la COP26 de Glasgow, le projet Solar Age qui a déjà formé 200 réfugiées a été primé dans la catégorie « Solution Genre et Climat »

« Nous devons inverser les tendances qui empêchent les jeunes femmes scientifiques d’avancer dans des carrières qui nous aideraient à surmonter les crises climatiques et environnementales. Nous devons veiller à ce qu’elles aient accès aux mêmes possibilités d’apprentissage et de travail sur un pied d’égalité »

« Les conséquences du changement climatique sont plus importantes pour les femmes et les filles », explique Emma Pinchbeck.

« Dans le monde, les femmes sont plus nombreuses à être responsables de l’approvisionnement en nourriture, en eau et en combustible pour leur foyer. Elles sont souvent les principales dispensatrices de soins et sont souvent relativement pauvres. Elles sont donc plus exposées à un environnement qui évolue rapidement. »

Enatha Cyuzuzo est l’une des rares femmes ingénieures de chantier dans le secteur florissant de la construction au Rwanda. Comme notre déesse Freyja, elle est active, intelligente, indépendante et elle n’hésitera pas à se battre et à faire sa place en tant qu’égale de la gente masculine.

D’ailleurs, à seulement 26 ans, vous la trouverez sur les chantiers en train de superviser les hommes et les femmes qu’elle emploie, certains étant bien plus âgés qu’elle.

Comme l’affirme l’une de ses employées, Martine Nyirahirwa, 39 ans, Mme Cyuzuzo est humble et respectueuse envers ses employés, ce qui “rend le travail avec elle plus facile”.

Mme Nyirahirwa affirme que le travail de sa patronne a même inspiré l’un de ses enfants, qui “veut maintenant devenir ingénieur comme elle”.

Fidela Tuyishime, une autre employée, se dit “fière de travailler sur un chantier supervisé par une femme comme moi”.

“Certains pensent qu’il est impossible de traiter avec une fille uniquement dans le cadre d’un travail… Vous devez agir comme un homme pour pouvoir travailler avec des hommes et leur montrer que vous êtes une fille intelligente”, dit-elle.

Elle souhaite inciter davantage de filles à s’engager dans l‘ingénierie et à changer le déséquilibre entre les sexes sur les chantiers de construction.

DIVERSITÉ ET AVENIR : LA PLACE DES FEMMES

Que ce soit en design, en informatique, en sciences ou en ingénierie, l’avenir des femmes s’annonce florissant et très prometteur ; même s’il sera toujours semé d’embûches. Cette notion de résilience qu’ont les femmes, ce courage et cette abnégation font que ce sont des forces à même de créer un environnement plus respectueux, plus durable et plus humain. Nous avons dépassé la revendication, et arrivons dans une logique d’apaisement, et de reconnaissance des forces des femmes, sans comparaison. Un équilibre, une complémentarité, nécessaire à la société.

“La diversité des personnes qui vont intervenir dans le domaine de l’ingénierie doit représenter la diversité de la population pour envisager un éventail de solution le plus large possible. Les métiers d’ingénieurs ont besoin des femmes.”

Le Secrétaire général de l’ONU appelle à agir en adoptant des politiques qui remplissent les salles de classe de filles étudiant la technologie, la physique, l’ingénierie, les mathématiques et en prenant des mesures ciblées pour garantir aux femmes la possibilité de se développer et de diriger dans les laboratoires, les institutions de recherche et les universités.

Il appelle aussi à agir « avec la détermination de mettre fin à la discrimination et aux stéréotypes visant les femmes dans les sciences. Et avec des efforts plus rigoureux pour ouvrir davantage de perspectives pour les femmes membres des minorités ».

Cordi O’Hara conseille aux jeunes femmes qui envisagent une carrière en sciences ou en ingénierie de ne pas présumer que « l’ingénierie est un secteur inadapté pour elles en se basant sur des stéréotypes. Les fausses idées peuvent rapidement décourager les gens d’opter pour un poste dans les sciences ou l’ingénierie avant d’avoir fait les recherches nécessaires. Parlez à des professionnels du secteur et obtenez un aperçu de première main de ce secteur, des possibilités offertes, et posez des questions pour savoir s’il est fait pour vous. »

De nombreuses associations comme Women in Engineering Society contribuent à mettre en lumière les femmes sources d’inspiration et donnent un aperçu des différentes options de carrière

En France, le label “Cap ingénieuses” des actions sur le terrain, et une même volonté : redonner leur place aux femmes dans les sciences. « Cap Ingénieuses » valorise les initiatives d’étudiant·e·s en écoles d’ingénieurs menées auprès d’écoles primaires et de collèges-lycées. Le but ? Casser les stéréotypes de genre et permettre aux jeunes filles de s’ouvrir aux métiers scientifiques.

« Toutes les femmes sont légitimes pour faire de la science. Elles ne se rendent même pas compte de leur propre timidité, Il faut donc y aller, il faut donc oser »

Leonor Roversi a créer la collection She. Ro. Une Shero c’est une femme qui est sa propre héroïne. La collection She.ro représente toutes les femmes marquantes et inspirantes de l’histoire, telles que Simone, Yoko, George, Coco, … et bien d’autres encore.

À travers une démarche féministe, celle-ci permet de donner confiance aux femmes et de prôner l’empowerement. Ce terme anglais désigne la capacité d’une personne d’agir sur sa vie et sa condition, comme l’ont fait nos she.ro.

Leonor Roversi prône la liberté sous toutes ses formes. Gabriela Ortiz, sa créatrice, a un dicton bien à elle ; “on devrait tous avoir la liberté de faire et de devenir ce que l’on a envie” et nous, c’est tout ce que l’on vous souhaite.

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